Engrais maison

Comment nourrir vos légumes de manière naturelle ?

Pourquoi enrichir la terre de votre potager ?

Cultiver son propre potager est une bonne chose pour votre santé et pour l’environnement. C’est ainsi que nous voyons les choses chez « jardivores » ! Notre objectif est de vous apporter des solutions naturelles qui vous permettront d’obtenir un rendement largement suffisant pour un simple jardinier amateur.
 
Afin que votre potager puisse produire des légumes de manière durable, il faut enrichir la terre de manière biologique et responsable. Cela est essentiel pour créer un écosystème durable où les plantes prospèrent naturellement.
 
En optant pour des pratiques telles que l’utilisation de compost fait maison, de fumier organique et de paillis végétaux, vous nourrissez le sol tout en favorisant la biodiversité microbienne et en préservant la santé des écosystèmes environnants.
 
Cette approche réduit la dépendance aux engrais chimiques et aux pesticides afin de produire aliments sains et nutritifs, tout en promouvant la régénération des sols et la durabilité à long terme de votre potager.
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Comment faire son engrais maison ?

Quoi de plus naturel que de faire de l’engrais maison pour fertiliser votre potager.
Le principe est simple bien qu’en fonction de votre localisation certains ingrédients seront plus ou moins faciles à trouver que d’autres.
L’outil principal est quant à lui facile à trouver ou à réaliser,
UN COMPOSTEUR !

Le fumier

Le fumier est un engrais de type organique, il provient de la décomposition des déjections animales. Sa qualité et sa concentration en NPK découlent directement du type d’animal et de la nourriture que celui-ci a reçu. Même si ce dernier peut-être acheté sous forme de sac, l’idéal pour s’en procurer est d’habiter à la campagne ou de posséder soi-même vaches, poules, moutons, cochons…

❗❗ il est important de laisser le fumier se décomposer avant de l’épandre au risque de bruler les racines de vos légumes. L’idéal et de le mélanger aux autres déchets de votre composteur afin favoriser sa décomposition et réduire l’acidité.

Le fumier une fois décomposé peut être épandu à la fin de l’hiver, étaler une fine couche sur l’ensemble de votre parcelle puis mélanger le à la terre avec un crochet.

Le fumier non-décomposé doit quant à lui être épandu sur votre parcelle à l’automne après la fin de vos dernières cultures, il aura alors plusieurs mois pour se décomposé. Il sera mélangé à la terre de la même façon que le fumier décomposé à la fin de l’hiver.

❗❗ tous les légumes n’aiment pas pousser dans une terre fumée, c’est principalement le cas des légumes racines et bulbes.

Les différents types de fumier et leurs apports

  1. Fumier de vache : NPK
    ±0,5% || ±0,3% || ±0,6%
  2. Fumier de poulet : NPK  
    ±2% || ±1% || ±1%
  3. Fumier de mouton : NPK
    ±0,7% || ±0,4% || ±0,6%
  4. Fumier de cheval : NPK 
    ±0,8% || ±0,4% || ±0,7%
  5. Fumier de porc : NPK 
    ±0,5% || ±0,3% || ±0,5%
  6. Guano d’oiseau : NPK
    ±10% || ±8% || ±3%
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Le purin

Les purins sont des préparations naturelles riches en nutriments et en substances bénéfiques pour les plantes, utilisées depuis des générations pour favoriser la croissance et la santé des cultures. En fonction des plantes utilisées votre purin peut également avoir des vertus antifongiques et repousser les ravageurs.

Les purins sont faciles à préparer, la méthode ne consistant qu’à laisser infuser une plante dans de l’eau sur une période donnée. De plus la préparation est liquide et peut donc être pulvérisée ou être utilisée comme un engrais d’appoint sur des plantes en cours de croissance.

❗❗ Ne pas surdoser vos purins cela pourrait se révéler contre-productif. L’idéal est de commencer en l’utilisant diluée sur quelques plantes et de constater les effets produits.

  • Votre plante semble l’avoir apprécié, conserver le même dosage.
  • Votre plante s’est détériorée, diluer plus 
  • Vous ne constatez aucunes amélioration, diluer moins.
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Les différents types de purin et leurs apports

  1. Purin d’ortie :

    • Azote (N) : Variable, mais généralement élevé.
    • Phosphore (P) : Variable.
    • Potassium (K) : Variable.
    • Riches en oligo-éléments, en vitamines (notamment la vitamine C) et en acides aminés. Stimule la croissance des plantes et renforce leur résistance aux maladies.
  2. Purin de consoude :

    • Azote (N) : Variable, mais généralement modéré.
    • Phosphore (P) : Variable.
    • Potassium (K) : Généralement élevé.
    • Contient également des minéraux comme le calcium et le magnésium, ainsi que des hormones de croissance végétales. Favorise la floraison et la fructification des plantes, renforce leur système immunitaire.
  3. Purin de prêle :

    • Azote (N) : Variable, mais généralement faible à modéré.
    • Phosphore (P) : Variable.
    • Potassium (K) : Variable.
    • Riche en silice, en potassium et en calcium. Renforce la structure des plantes, favorise leur résistance aux maladies fongiques et aux ravageurs.
  4. Purin de fougère :

    • Azote (N) : Faible.
    • Phosphore (P) : Faible.
    • Potassium (K) : Faible.
    • Contient des composés phénoliques et des tanins, qui peuvent avoir des effets insecticides et fongicides. Utilisé comme répulsif contre les ravageurs.
  5. Purin de bardane :

    • Azote (N) : Faible.
    • Phosphore (P) : Faible.
    • Potassium (K) : Faible.
    • Contient des substances antibactériennes et antifongiques. Utilisé pour lutter contre les maladies du sol et renforcer les défenses des plantes.

Le compost

Le compost est le produit final d’un processus de décomposition organique contrôlé. En mélangeant des déchets organiques tels que les restes de fruits et légumes, les feuilles mortes, les tontes de gazon, et même certains déchets de cuisine comme le marc de café, avec de l’air, de l’eau et des micro-organismes, on crée un environnement propice à la décomposition. Au fil du temps, ces matériaux se dégradent pour former un amendement organique riche en éléments nutritifs, appelé compost.

Il est la clé de voute de tous les  jardiniers soucieux de l’environnement et de la santé de ses cultures. En effet en valorisant vos déchets organiques et en les transformant en une ressource précieuse pour le sol, vous contribuez à créer un équilibre écologique dans votre potager et au-delà.

comprendre les besoins npk de vos legumes

Éléments compostables

  • Déchets de fruits et légumes (épluchures, restes)
  • Marc de café et filtres à café en papier
  • Coquilles d’œufs (broyées)
  • Feuilles mortes
  • Herbe coupée (sans herbicides)
  • Branches et petites tailles de végétaux
  • Paille ou foin
  • Sachets de thé en papier
  • Fumier d’animaux herbivores (comme les vaches, les chevaux, les lapins, etc.)
  • Sciure de bois non traitée

Éléments non compostables

  • Viande et produits laitiers
  • Matières grasses et huiles
  • Déchets de cuisine contenant beaucoup de sel ou de vinaigre
  • Déchets de poils d’animaux domestiques
  • Plantes malades
  • Déchets non organiques (plastique, métal, verre, etc.)

Quelles sont les sources naturelles de NPK ?

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